lundi, septembre 26, 2005

questionnaire musique

Voilà , voilà ! j'y réponds , au questionnaire musique envoyé par Marianne ! mais je tiens à signaler que la dernière question m'a vraiment posé problème (le HTML aussi , pour avoir copié les questions sur son blog , mais c'est une autre histoire ... ) ... la réponse est évidemment incomplète , imparfaite , bref , celle du moment ...

Le volume des fichiers de musique sur mon ordinateur

En ce qui me concerne , zéro . trop nulle en informatique , dès que je veux faire un fichier quelconque j'appelle Gredou . Je sais , c'est la honte ...

Le dernier CD que j’ai acheté

Tori Amos : "the beekeeper" . J'ai été déçue .
Lizz Wright : "dreaming wide awake" . belle voix , intéressant .

La chanson que j’écoute en ce moment

Ne comptez pas sur moi pour faire tourner une chanson en boucle ! Un album , oui !
En ce moment je ne jure que par Jack Johnson ! "in between dreams" , mais aussi "brushfire fairytales" et , en 3ème place "on and on".

Cinq chansons que j’écoute souvent ou qui sont importantes pour moi

Je m'attache plus en général à des interprètes , ou à un album , qu'à une chanson en particulier ...

-L'adagio de Barber : pour libérer de chaudes larmes , pour pleurer sur les malheurs du monde , la musique la plus triste jamais composée (je sais , ça n'est pas une chanson ...)

-"Avec le temps" de Léo Ferré , parce que c'est la chanson la plus triste et vraie jamais écrite ... vous aurez remarqué ma prédilection pour la musique qui fait pleurer.

- Toujours dans la catégorie "je chougne" , le morceau de mes 15 ans :"(hunting ?) high and low"de A-HA : je l'écoutais en boucle en rêvant de Morten Harket ... période midinette ...

-"Je l'aime à mourir" de Francis Cabrel , la première chanson "d'adulte" qui m'a tapé dans l'oreille (j'emm... ceux qui pensent qu'elle est gnan-gnan ) , et "l'encre de tes yeux" ... et tout Cabrel , en fait , parce qu'il fait de la pure poésie avec le vocabulaire le plus simple . Il m'épate !

-Tous les standards de jazz ( et la voix d'Ella Fitzgerald ) ... catégorie doudou musical : j'y reviens régulièrement .

- Catégorie doudou encore : tout Brassens . Poète virtuose , épicurien , drôle , insolent . Je ne l'écoute pas souvent mais je n'imagine pas vivre sans . L'anti-langage SMS / orthographe qui part en sucette / apauvrissement de la langue .

-La musique que mon père écoutait trop fort le soir quand j'avais 10 ans (et qu'il n'était pas souvent à la maison) : Pink Floyd et Bernard Lavilliers .

-Tout Véronique Sanson , parce qu'elle écrit avec ses ovaires ;-) !!! je me projette tellement dans ses compositions/textes ... il n'y a qu'une femme pour écrire comme ça!

-"Fever" de Peggy Lee ,et dans un autre genre "kiss" de Prince et "relax" de Frankie goes to Hollywood que j'adorais danser (transe garantie) . En tir groupé parce que toutes les trois me font RRRRRRrrrrrr ....(maintenant ajouter "get busy" de Sean Paul ...)

-"groove is in the heart" , de Dee-Lite , parce qu'elle est un peu barrée , totalement inclassable , et me rappelle les fiestas mémorables de ma folle jeunesse (soupir...) , quelques années avant la techno .


... et je passe le questionnaire tout bêtement à qui voudra y répondre ! allez-y servez-vous :) !

jeudi, septembre 22, 2005

Romantique

Petit Larousse illustré 2005 , 100ème édition:

Romantisme :
1. Ensemble des mouvements intellectuels artistiques européens qui , à partir de la fin du XVIIIème siècle , firent prévaloir la sensibilité individuelle sur la raison et les créations de l'imaginaire sur la représentation classique de la nature humaine .
2. Caractère , comportement d'une personne romantique , dominée par sa sensibilité .
-Litter . Cherchant l'évasion dans le rêve , dans l'exotisme ou le passé , le romantisme exalte le goût du mystère et du fantastique . Il réclame la libre-expression de la sensibilité et , prônant le culte du moi , affirme son opposition à l'idéal classique . (etc ...)
- (petit encart illustré) : S'élaborant contre la tradition académique et néo-classique , ce courant fait triompher , dès la fin du XVIIIème mais surtout au début du XIXème , la spontanéité et la révolte là où dominaient froideur et raison . Après les espoirs de la Révolution française et face au matérialisme de la révolution industrielle , l'individu réclame son droit à la subjectivité , au rêve .

Questions :Dans notre monde , matérialiste lui aussi , à quand l'émergence d'un nouveau romantisme ? reste-t-il une place pour la révolte ? qu'en est-il de la subjectivité et quel espace a encore la sensibilité individuelle pour s'exprimer ? le culte du moi peut-il s'exprimer de façon positive , autrement que par un individualisme matérialiste teinté d'égoïsme ?

Observation personnelle :Penchons-nous sur une expression populaire d'aujourd'hui : le "dîner romantique". On imagine aisément cela comme une mise en scène avec des chandelles , des roses rouges et de la nourriture qui se mange par petites bouchées en se regardant dans le blanc des yeux ... tellement cliché que j'en ai la nausée avant même l'entrée . Les médias nous proposent aussi l'option "chéri(e) je t'emmène en voyage-surprise" , ou également "chéri(e) je te déclare ma flamme aux yeux de tous " . Voilà comment on présente le romantisme aujourd'hui : en formules toutes faites .
Si je me penche sur les définitions sus-citées , le romantisme m'apparaît plus trouver sa source dans une façon de voir la vie et les relations avec les autres . En ce sens toute personne fondamentalement passionée est romantique ... Le convaincu qui se donne à une cause ou à son art , le sentimental qui voit du Destin dans une rencontre ou un attachement subit ... Avant tout la personne qui pense que le mystère de la mort donne sa valeur à la vie , que les émotions lui donnent sa saveur , que le rêve lui donne ses couleurs . Celui qui avoue ne pas tout contrôler de son coeur et même ne le voudrait pas , parce que c'est là qu'il situe la vraie nature sacrée de l'Homme . Est selon moi romantique celui qui , acteur ou rêveur , rend un culte au Feu intérieur :) ...

samedi, septembre 17, 2005

rentrée

Petit jour à ma fenêtre : Les arbres dansent , et murmurent sous le vent des souvenirs et des regrets . Quelques feuilles déjà s'envolent , quelques larmes sont essuyées ... à l'école de la vie , chacun son prix à payer ( c'est une école privée ) .
A la saison nouvelle le temps n'a plus le temps de traîner des pieds . Sous sa férule implacable mon coeur et mon esprit travaillent de concert . La réalité s'affiche , met sous mon nez mes fiches ... ma nostalgie s'en fiche . Elève indocile , je me plais à gribouiller plutôt que de tirer un trait . La feuille au vent est légère , la page lourde à tourner .

jeudi, septembre 15, 2005

transfert de culpabilité

Je suis frappée , dans le domaine de la grossophobie , par l'argument qui consiste à dire aux enfants que s'ils mangent trop il vont trop grossir , et que s'ils deviennent trop gros on se moquera d'eux à l'école . Je trouve cet argument on ne peut plus violent , car c'est installer le jugement méchant des enfants moqueurs comme critère pour régir sa vie . C'est plier à la loi du plus fort en nombre et en agressivité , utiliser la bêtise comme mètre-étalon . Comme quand on interdit à une jeune fille de s'habiller sexy parce qu'elle risque le viol (sauf que le rapport à l'armoire de fringues est beaucoup plus simple et superficiel que le rapport au corps et à la nourriture !). Comment se sentira-t-elle , cette jeune fille , si par malheur elle se fait violer ? comment se sentira-t-il , l'enfant , s'il devient gros et effectivement objet de moqueries à l'école ? COUPABLE , bien sûr , alors qu'il est victime ...


mardi, septembre 13, 2005

Discrimination positive

La discrimination positive est-elle utile ?
La gêne s'installe quand on imagine que la discrimination positive implique une tolérance supplémentaire dans le jugement des compétences ...
Mais franchement , aujourd'hui , étant donné le nombre de demandeurs d'emplois , quels sont les critères discriminants ??? à compétence égale , la sélection finit par se faire sur le "feeling" du sélectionneur avec le candidat , voire sur sa "bonne tête" , en entretient , non ? rien de plus subjectif ! je me souviens d'une copine qui avait choisi pour travailler avec elle , entre deux candidates avec le même CV , la plus jolie ... elle aurait pu aussi bien la choisir sur son signe astrologique ou ses chaussures (lol !) !!! peut-on vraiment la blâmer , quand il n'y a plus de critères qui fasse la différence ?
On aimerait se dire que le choix d'un candidat à l'emploi est une discipline scientifique , mais NON !
Dans ce cas , prendre le parti de choisir quelqu'un parce qu'il a le teint mat ou un physique "hors-normes" n'est pas plus idiot que de le choisir parce qu'il a de beaux yeux , un menton volontaire , une écriture énergique (tous critères plus subjectifs les uns que les autres) , ou qu'il rappelle tonton Albert ...
En bout de course , une fois les critères objectifs considérés , on juge sur l'apparence , il faut l'admettre .
Or , inclure son idée d'un monde plus égalitaire dans ce jugement , on en aurait presque honte !!! Pourquoi ? parce que cette idée , elle , est réfléchie , engagée , verbalisable ? parce que ça gêne notre utopie d'objectivité ! celle-ci est un rêve orgueilleux ... si l'on tient à rester objectif , "juste" , il ne restera comme solution "départageante"que de s'en remettre au tirage au sort !
Il est dur d'admettre que l'on fait partie d'une société discriminante quand on ne discrimine pas soi-même . Il se produit une dichotomie entre notre façon simple de penser notre pays , la différence , le monde , notre façon d'agir cela , et le monde tel qu'il EST , d'autant plus quand on est peu confronté par le hasard , notre situation ou notre conformité à la "norme" , à la discrimination . Mais il est primordial , je pense , de ne pas nier cette réalité et d'assumer , même quand on n'est pas militant dans l'âme , les actes qu'on pourrait faire qui sont malgré tout encore militants (ben oui !) ici et aujourd'hui .
Nier la différence comme nier l'existence d'un rejet de la différence peut avoir des effets pervers . A contrario les reconnaître ne veut pas dire qu'on leur accorde du crédit !
Il est donc important , à mon avis ,de ne pas craindre la discrimination positive .

Il est un domaine où je suis sûre qu' elle peut nous faire gagner des années d'évolution : c'est dans le cas des personnes qui sont sur le devant de la scène ... Qu'il s'agisse d'hommes politiques , de journalistes , de comédiens , sportifs , etc ... Il n'y a que par la vision régulière de personnes "différentes" (puisque donc il faut admettre le concept risible d'une société de "pareils" !) dans les emplois les plus variés que cette différence se banalisera ... Or les personnes les plus "visibles" sont dans les médias .

Hier encore , aucune femme ne présentait le journal ...
Hier encore , une chaîne de télé culturelle franco-Allemande aurait fait tiquer ...
Hier encore , les journalistes et présentateurs Noirs n'officiaient que sur France3 Outremer ...
Hier encore , un chroniqueur en chaise roulante était une idée incongrue ...
Hier encore , un ministre d'origine maghrebine était une utopie ...
Hier encore , avec un embonpoint notoire vous étiez interdit de télévision , que ce soit pour y faire carrière ou pour participer à un reality-show ...

J'ai de l'espoir !

lundi, septembre 12, 2005

little foufoune in ze prairie ...

Dans mon post sur le PQ parfumé , j'avais prédit le suppo qui transformera votre anus en vapo air wick ... il semblerait que les chercheurs planchent encore dessus (gardez espoir !) .
Par contre , pour nous les fââââmes , qui portons ad vitam le complexe de l'absence de phallus , n'est-ce pas , Tampix et Nanère ont inventé le remède à notre malédiction ... Non , il ne s'agit pas de se faire greffer un service trois pièce . Mais comme vous le savez notre organe à nous est ridicule , il est laid et ne permet même pas de faire pipi dignement c'est à dire contre un mur ou un arbre . La preuve que c'est bien une malédiction : il perd du sang une fois par mois ! Mais ça n'est pas tout : il suinte plus ou moins continuellement une matière visqueuse transparente ou blanchâtre ( tous autant que nous sommes ne tordons pas le nez , nous regretterons ce temps béni quand à la ménopause le tube de gel sera devenu l'inévitable complice de nos transports zamoureux ...) . Et le pompon : il sent .
C'est autant pour ça que pour sa forme qu'on l'appelle "la moule" .
Evidemment , nous sommes encore plus dégoûtantes en période de règles qu'en temps normal , les filles , c'est une évidence (impures , disent diverses traditions et religions ...) .
Pour remédier donc à nos "in-femmes" odeurs de marée basse , les fabriquants de serviettes , et même de tampons , n'ont pas hésité : aujourd'hui mesdames , nous avons le privilège de pouvoir nous parfumer la zézette , voire même l'intérieur du corps , youpiiiiiiiiii !!! c'est mon vagin qui va être content !!! évidemment les molécules parfumantes en question sont hypo-allergénique ...
Là , un grand "MON CUL!" s'impose !!!!!!!!!!
D'autant que la flore vaginale est encore plus fragile pendant les règles ... Vous reprendrez bien une ch'tite mycose ?! Je connais un paquet de gynécos qui vont encore se faire des couilles en or avec les complexes déplacés des femmes . Lesquelles couilles sentent tout de même aussi un peu , dans leur caleçon pas clean , en fin de journée hein , soi dit en passant ...

Sont-elles si fortes nos odeurs ? Si c'est le cas pour certaines autant renforcer l'hygiène : "changeages", lavages , lingettes etc ... mais la parano des mauvaises odeurs (et Dieu sait pourtant que je suis maniaque en ce qui concerne les odeurs) est en train de devenir un instrument marketing de choix : n'en soyons pas victimes !
Mamma mia que les femmes font des complexes , et que le complexe fait vendre !!!

vendredi, septembre 09, 2005

flash-back !

Vous souvenez-vous de mon post sur ma phobie des araignées ?
Et bien c'est arrivé l'autre nuit ... ce que je redoute depuis des années ...
Une araignée ( de taille honnête hein ? comme un petit abricot pattes comprises : la plus grosse que j'aie vu dans notre appart') a tenté de m'escalader pendant mon sommeil . J'ai senti un truc qui me gratouillait l'avant-bras , ça m'a réveillée et j'ai eu le réflexe de le chasser avec l'autre main , pensant à une punaise ou un papillon ... j'ai regardé et elle était là , au pied de ma table de nuit . Bonjour le coup au coeur ! je n'en croyais pas mes yeux : un cauchemar qui fait irruption dans la réalité !!! yeurk !

Gredou s'est réveillé à mon cri ... je lui ai raconté , il s'est levé avec l'air résigné :"bon , je sais ce qui me reste à faire ...". Il est allé chercher une chaussure et l'a butée dans un demi-sommeil .
Cette fois c'est sûr : les araignées n'ont aucune forme d'intelligence ni aucun radar qui leur enjoigne d'éviter les animaux à sang chaud (trop grands pour elles) . Si je ne m'étais pas réveillée , elle aurait peut-être tissé sa toile entre mon bras et la table de nuit ! RIEN A FOUT' !!! Aucun respect quoi ...

Ah ! et puis j'ai perdu du poids pendant les vacances et CA Y EST ! (malgré mon embonpoint encore fort respectable) : on m'a de nouveau prise pour une vendeuse !!!
"vous savez ou se trouve le rayon 35-38 ?" me dit cette brave dame à la halle aux chaussures .
"pppppp... " réponds-je joues gonflées , en soufflant entre mes lèvres pincées...
Ha la tête ! :D !
En fait c'est assez marrant , de jouer à la vendeuse indigne !!!


jeudi, septembre 01, 2005

amour , respect et responsabilité

J'ai récemment lu ce livre d'E.E. Schmitt qui s'appelle "l'enfant de Noé". Il y est fait mention de la différence entre les religions chrétiennes , qui prônent l'amour , et la religion juive , qui prône le respect . Le personnage (un prêtre catholique) y explique à un enfant juif que le principe de responsabilité lui parle plus , car plus facile a tenir !
J'approuve : peut-on aimer sur commande , même divine ? est-ce encore de l'amour quand il est séparé de la spontanéité ? Alors que je peux travailler sans atteinte à mon libre-arbitre au respect pour tous les hommes , même avec leurs erreurs ou faiblesses , après tout , même le pire des monstres est un homme ... je peux parfois pousser jusqu'à la compassion ... mais je ne peux l'aimer !... je peux étendre le respect au fruit du travail de l'homme , à la nature , à la vie ... Le respect me parle de responsabilité et d'humilité , de ma place dans ce monde et du rôle que j'y joue . J'essaie d'être respectueuse , je n'essaie pas d'être aimante ( juste bienveillante , peut-on appeler cela de l'amour ?) .
J'aime à dire que j'ai "renoncé à postuler comme sainte" (il y a longtemps !) quand j'ai compris que je me perdais à vouloir absoluement aimer et être aimée . Prendre la responsabilité de renoncer à l'utopie d'aimer et donc aussi d'être aimé de tous est je crois un acte important de maturation .

L'amour est pour les proches .
Sauf quand Eros décoche une flèche et qu'il nous chamboule malgré nous , à cause d'un autre qu'on connait pourtant si peu . A ce moment-là , la responsabilité s'efface derrière l'amour :) ...